Château Franc Baudron
Un vignoble familiale en AOC Montagne Saint-Emilion mené en agriculture biologique
Le Château Franc Baudron est une propriété qui fut créée en 1923 par la famille Guimberteau. A l’origine la propriété comportait simplement des bâtiments agricoles et 4 hectares gérés en polyculture (vigne, potager, vache, chevaux, céréales). Même si la création de Franc Baudron remonte au début du 20ème siècle la vigne est cultivée sur ce terroir depuis plusieurs siècles.
Dans les années 40, la propriété fut reprise par le grand-père de l’actuelle génération qui l’agrandit à 7 hectares. En 1982, son fils Michel s’installe à son tour et sort ses vignes de la cave coopérative pour les intégrer à l’exploitation de son père. Depuis, au fur et à mesure des années le Château Franc Baudron s’est agrandit pour s’étendre aujourd’hui sur 32 hectares en AOC Montagne Saint-Emilion et 8 hectares en AOC Bordeaux.
Aujourd’hui le Château Franc Baudron est géré par Sophie Guimberteau-Foray, son mari Charles, son père Michel et son frère Vincent.
D’ou provient le nom du Château Franc Baudron ?
En ce qui concerne le nom de « Baudron » il vient tout simplement du nom du lieu dit. Cependant pour creuser un peu plus loin et d’après Sophie le nom de « Baudron » serait d’origine germanique et signifierait « audacieux ».
Tant qu’au nom « Franc » il fut donné à la suite d’une succession qui divisa la propriété de l’époque en deux parties. L’actuel Château Franc-Baudron revint au grand-père de Sophie Guimberteau Foray. Il fallait donc pouvoir différencier les deux propriétés et compte tenu du caractère « assez direct » de l’arrière grand-père de Sophie Guimberteau-Foray le nom de « Franc » fut rajouté devant Baudron. Actuellement l’autre propriété s’appelle Château Vieux Baudron.
As tu toujours eu le projet/l’envie de travailler à la propriété familiale ?
« Absolument pas ! A la sortie du lycée j’ai fais des études en commerce international puis je partie en stage en Irelande où je travaillais pour une franchise de magasin de vin. De retour en France, je me suis inscrite en Licence pro à la fac d’oenologie de Bordeaux et suite à la suppression de l’option Commerce international j’ai suivi l’option gestion d’entreprise. De là j’ai rencontré Charles, mon mari et nous sommes partis travailler en Suisse. Charles est resté en Suisse pour commencer un diplôme d’ingénieur à l’école de Changins. Et moi je suis retournée à Bordeaux. A son retour dans le Libournais, il n’a pas trouvé de poste intéressant il a donc postulé ailleurs. Donc nous sommes repartis pour travailler mais cette fois à destination de l’Alsace où Charles était en charge de la viticulture et en particulier de la Biodynamie pour le domaine Marcel Deiss. Tandis aue moi j’ai travaillé au niveau commercial pour diverses maisons alsaciennes, notamment pour la Cave du Vieil Armand.
En 2010 on a souhaité revenir sur le Bordelais car nous avions déjà une entreprise viticole dans les mains et qu’en Alsace le foncier est hors de prix. On avait passé un accord avec la famille, on redescendait travailler ici à la condition que l’on puisse convertir le vignoble en bio. C’est important pour nous de mener le vignoble en bio car on veut être le moins nocif possible pour notre terroir, nos consommateurs et pour nous.
Ici on a un grand avantage c’est que nous avons nos parcelles très regroupées et qu’en plus une partie de nos voisins sont en agriculture biologique aussi. » (Sophie Guimberteau-Foray)
Pourquoi l’agriculture biologique ?
« On est en agriculture biologique mais on utilise également quelques technique de la biodynamie. On va vers l’agriculture biodynamique par étape, petit à petit. C’est un objectif à terme que d’être 100% en biodynamie.
On a toujours travailler comme cela partout on est allé. Quand on vit dans un environnement naturel il est stupide de le détruire et de s’empoisonner. De plus on a plusieurs sources d’eau sur la propriété… Ne pas pratiquer l’agriculture biologique aurait été en contradiction avec notre pensée.
On travaille en fonction du calendrier lunaire. On est limité pour les doses de cuivre à 6 kg/hectare mais nous on souhaite ne pas dépasser les 3kg. » (Sophie Guimberteau-Foray)
Qu’est ce que vous recherchez chaque année lors de l’élaboration des vins du Château Franc Baudron ? Quelle est votre ligne directrice ?
« Les vinifications ont beaucoup changées depuis notre arrivée en 2010. On recherche la fraicheur et de l’équilibre. On n’est pas du tout sur des sur-maturités. Notre liquoreux et notre blanc sont vinifiés en barriques sur lie ce qui nous permet d’avoir des vins plus fruités, plus intenses. » (Sophie Gimberteau-Foray)
L’anecdote de la semaine
« Notre grand-père est un fan de mécanique et de bricolage. Il a un atelier rempli d’outils de tout âge qui ont été collecté au fur et à mesure de sa vie….il règne dans cet atelier un bazar sans nom. Sauf qu’ironiquement à l’entrée de l’atelier il y a une pancarte disant ‘une place pour chaque chose et chaque chose à sa place’… Pour vous dire à quel point c’est le bazar parfois il vaut mieux aller acheter un outil que de le chercher ici….ca va plus vite.
On a également une collection de vieux outils de tonnellerie, de très vieux flacons et de vieux tracteurs. » (Sophie Gimberteau-Foray)
Remerciements à Sophie Gimberteau-Foray pour son chaleureux accueil.
Choukroun Chicheportiche Jonathan
Château Franc Baudron
2. lieu dit baudron
33570 MONTAGNE (France)
+33 (0)5.57.74.62.65